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Économie Part [II]
[01,02]
Économie
Source
  • www.animaweb .org>pays_liban . php
  • Défis
    Le Liban doit trouver le juste milieu entre le maintien de la stabilité économique grevée par une dette exorbitante, dont le profil a fait l’objet d’un réaménagement partiel grâce aux contributions des organisations internationales à l’occasion de la conférence de Paris II, et la poursuite des dépenses de reconstruction notamment du Sud-Liban depuis le retrait israélien en 2000.

    Le taux de chômage, estimé à 20 %, reste élevé notamment chez les jeunes en quête d’un premier emploi.

    Le Liban souffre de la faiblesse structurelle de son secteur productif, l’agriculture et l’industrie ne représentant respectivement que 6,9 % et 20,8 % du PIB et sa forte dépendance des importations, plus de 80 % des produits consommés sont importés. Les exportations libanaises manquent de dynamisme et ne représentent que 10% du PIB. La dépendance de l'économie vis-à-vis des importations provoque un profond déséquilibre de la balance commerciale.

    Les ressources minières (fer, charbon, phosphates, sel) sont limitées.

    La situation géopolitique du Liban, entre Israël et la Syrie et les incertitudes liées à son environnement régional pèsent sur les perspectives économiques du pays et donc sur sa capacité à attirer des investissements directs étrangers.

    La dette publique, héritée de la reconstruction du pays après la guerre, atteint un niveau difficilement soutenable.


    Points forts
    Plusieurs facteurs contribuent à doter le Liban d’un environnement propice aux investissements locaux et internationaux.

    Le redressement relativement rapide de l’économie dans un contexte d’incertitude régionale constante met en exergue la capacité d’adaptation de l’économie libanaise, laquelle est tributaire d’importants transferts de capitaux à court terme en provenance de l’étranger.

    Les taux d'alphabétisation et de scolarisation situent le Liban parmi les pays ayant atteint un développement supérieur à la moyenne.

    En outre, suite aux différents programmes de reconstruction lancés depuis une décennie, le réseau d’infrastructures est en nette amélioration. Les secteurs portuaire et aéroportuaire ont connu une modernisation accélérée ces dernières années facilitant le commerce international. Par ailleurs, le Liban ambitionne de devenir un pôle d’excellence en matière de technologies de communication d’où une modernisation des infrastructures de télécommunications.

    Le libre marché des taux de change, l’entière convertibilité de la monnaie, l’absence totale de contraintes sur les mouvements de capitaux ainsi que la loi sur le secret bancaire et sur la lutte contre le blanchiement font du Liban un lieu attractif pour le développement des affaires.

    A noter qu’en 2005, le Ministre du travail a levé l’interdit frappant depuis 22 ans les Palestiniens du Liban (entre 200 et 350 000 selon les Nations Unies), concernant l’exercice d’une cinquantaine de métiers dans le secteur privé. Cette décision intervient au moment où une forte proportion de travailleurs syriens (centaines de milliers) ont quitté le pays, peu avant le retrait des troupes syriennes.

    Capitale
    Beyrouth

    Superficie
    10,452 km2

    Population
    4 500 000 habitants

    Langues parlées
    Arabe, français, anglais.

    PIB (dollars)
    22,3 milliards (WDI 2005)

    PIB per capita (dollars)
    6 033 USD, 6 932 USD ppp. (WDI 2005).

    Religion
    Musulmans (70 %), chrétiens (30 %, majorité de maronites).

    Fête nationale
    22 novembre (indépendance en 1943).

    Monnaie
    Livre libanaise (LBP).
    1 Euro = 1 933 LPB – 1 USD = 1 503 LPB.

    Accord d’association avec l’UE
    Signé le 17/06/2002, Accord intérimaire en vigueur depuis le 1/03/2003. Accord en vigueur le 1/04/2006. Site web de la Délégation de l’UE : www.dellbn.cec.eu.int

    Adhésion à l’OMC
    Statut d’observateur depuis 1999, adhésion prévue en 2006.
    Détails
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