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Politique
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  • http://fr.wikipedia.org/
  • Cet article doit traiter de la vie politique actuelle du Liban, principalement depuis les accords de Taef (1989) et la fin de la guerre (1990).


    La fin des combats
    - 1989 : signature des accords de Taef.

    - 1990 : Les violences de la guerre civile et religieuse libanaise prennent fin suite à l'invasion du réduit tenu par l'armée libanaise sous la direction de général Aoun (13 octobre 1990). L'invasion de la zone par les soldats syriens fait suite à un long et sanglant conflit entre la partie de l'armée raliée au Général Aoun et les forces armées syriennes. Cette invasion ferait suite à un accord entre la syrie et les Etats unis dans le contexte de la permière guerre du Golfe.

    Cette invasion marque le début d'une tentative d'annexion de fait du Liban et d'un pillage systématique des ressources economiques du pays du cèdre. Elle marque la mise sous tutelle syrienne des institutions libanaises dans le cadre d'un système policier repressif calqué sur le modèle Syrien.

    Avec la chute du général Aoun après une offensive syrienne , la guerre prend officiellement fin. Elle aura fait 150 000 morts et des centaines de milliers d'exilés et de déplacés.

    Depuis 1990 le Liban est sous une forte mainmise syrienne qui régit le pays au plan de sa vie politique. La Syrie va jusqu'à décider de la nomination des cadres de l'administration, des ministres en plus de donner son aval pour la signature de tout contrat d'état, aucun contrat ne peut être entériné sans son accord préalable. Il est intéressant de noter que les administrations syriennes ont à leur disposition des cartes de la région où le Liban n'existe pas et est intégré à la Syrie. De même, la Syrie a toujours refusé d'ouvrir une ambassade libanaise à Damas et inversement à dénié également ouvrir son ambassade à Beyrouth.


    Tensions et manifestations
    Après avoir rejoint l'opposition réclamant le départ des syriens du Liban, Rafik Hariri a été assassiné dans un attentat très violent, perpétré en plein jour dans le centre de Beyrouth et ayant fait une trentaine de morts. Il faut préciser aussi que les syriens contrôlent tout au Liban par le biais des moukharabat.

    - 2004 : La motion 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU exige, entre autres, de la Syrie de retirer ses forces du Liban. La même motion demande aussi que soit mis fin aux activités militaires de la milice chiite Hezbollah et réclame le déploiement de l'armée libanaise sur l'ensemble de la frontière internationale avec Israël.

    - 2005 : L'ancien premier ministre Rafiq Hariri est tué dans un attentat le 14 février. Une partie des Libanais et la plupart des diplomaties étrangères dénoncent l'implication de la Syrie dans cet attentat, mais ni la France, ni les États-Unis ne mettent explicitement en cause la Syrie. Aucune preuve crédible n'a encore été apportée à l'implication syrienne dans l'attentat contre Hariri. Cet assassinat fut l'événement qui déclencha ce que l'on appelle déjà « la Révolution du cèdre ».

    Dans les rues de la capitale Beyrouth, des Libanais manifestent contre la présence syrienne. Le mouvement est diversement suivi dans le pays, mais les manifestants essentiellement sunnites, druzes et chrétiens, soutenus par les pays occidentaux, savent que la Syrie ne peut employer la manière forte sans s'exposer à des mesures militaires ou économiques de l'Union européenne ou des États-Unis. Ces manifestations sont relayées également à travers le monde par la diaspora Libanaise qui protestent à son tour contre la mainmise syrienne...

    - Le 28 février, le premier ministre pro-syrien Omar Karamé remet sa démission au Parlement libanais. Walid Joumblatt, le chef du parti druze, déclare chercher un gouvernement d'alliance nationale et la tenue d'élections anticipées.

    - Le 8 mars 2005, les partis pro-syriens chiites Amal et Hezbollah organisent une contre-manifestation qui rassemble des centaines de milliers de personnes (1 600 000 selon les organisateurs, 1 500 000 selon Al Jazeera, 800 000 par les forces de l'ordre et 200 000 par la Future Television de feu Rafic Hariri) pour dénoncer la tentative d'ingérence des puissances occidentales dans les affaires syro-libanaises. Omar Karamé est redésigné premier ministre, la crise libanaise continue. Les forces syriennes se retirent lentement du Liban. Quelque 14.000 militaires syriens stationnaient au Liban avant le début du repli décidé par la Syrie, soumise à une pression internationale sans précédent depuis l'entrée de ses troupes au Liban en 1976.

    - Le 13 mars 2005, plus de 200 000 (300 000 selon les organisateurs) personnes se rassemblent dans la ville de Nabatieh (au sud du Liban, 75 km de Beyrouth), pour dénoncer les ingérences étrangères occidentales et protester contre la résolution 1559.

    - Le 14 mars 2005, l'opposition libanaise à l'occupation syrienne et au régime prosyrien en place à Beyrouth, a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes (800 000 selon Robert Fisk, 1 200 000 selon les organisateurs). Venant de toutes les régions du pays essentiellement druzes, sunnites ou chrétiens, la foule a réclamé, sur l'immense place des Martyrs, la vérité sur l'assassinat de Rafic Hariri, le départ de la présence syrienne et départ du gouvernement d'Omar Karamé.

    - Le 14 mars Le général Michel Aoun, qui avait déclaré en 1989 une guerre de libération contre l'envahisseur syrien, annonce son retour au Liban après 15 ans d'un exil forcé en France.

    - Le 24 mars 2005 la mission de l'ONU mené par Sean Fitzgerald accuse les services de sécurité libano-syrien d'avoir maquillé la scène du crime et créé un climat propice au meurtre de Hariri. Toutefois, la mission n'accuse pas les gouvernements Libanais et Syrien d'être responsable de l'attentat.

    - Le 13 avril 2005, le chef de l'assemblée, Omar Karamé, rappelé precedemment au pouvoir, démissionne de nouveau.

    - Le 14 avril 2005, Najib Mikati est désigné premier ministre du gouvernement de transition chargé de garantir des nouvelles elections. Membre de la faction pro-syrienne, il est aussi accepté par l'opposition et semble être un compromis valable entre les deux factions majoritaires.

    - Le 26 avril 2005, l'ONU confirme le retrait des forces militaires syriennes du Liban.

    - Le 7 mai 2005, le général Aoun rentre de France, ses partisans lui préparent un grand rassemblement de bienvenue dans le centre de la capitale libanaise (500 000 selon les organisateurs).

    - 19 juillet 2005, formation du gouvernement de Fouad Siniora.

    - Le 6 février 2006, après plusieurs mois de négociations, le général Michel Aoun et le Sayyed Hassan Nasrallah, représentant respectivement le Courant Patriotique Libre et le Hezbollah signent un document d'entente national de 10 points concernant directement l'avenir du Liban. Les principaux points de ce document d'entente sont actuellement repris dans tous les accords du dialogue national libanais toujours en cours.

    - Le 12 juillet 2006, suite à la capture de deux soldats israëliens par le Hezbollah au sud-Liban, des violents combats éclatent entre les deux parties. Le Premier ministre de l'état hébreu, Ehud Olmert rend le gouvernement libanais responsable de la dégradation de la situation. Pour lui, c'est un "Casus belli". Israël ne déclare cependant pas officiellement la guerre à l'Etat libanais... car le paix n'a jamais été signée depuis la première guerre Israélo-arabe de 1948. Le Liban et Israël ont signé un cessez-le-feu et, tout comme les deux Corée, c'est le statu quo qui prévaut depuis plus de 50 ans.
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