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Population
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Source
  • http://www.leliban.new.fr/
  • http://fr.wikipedia.org/...
  • La population libanaise est composée de plusieurs communautés.

    Maronites et Syriaques
    Pourchassés par les Byzantins et les musulmans, les maronites s'implantent, aux VIIe et XIe, dans la vallée de la Qadisha et essaiment dans les montagnes du Nord. Les fidèles de cette Église originaire d'Antioche suivent la doctrine de saint Maron (mort vers 410), qui estime que le Christ a deux natures, humaine et divine, mais une seule volonté, divine. A l'époque des croisades, la communauté rejoint le giron du Vatican en reconnaissant l'autorité du pape, et ne cesse de tisser des liens commerciaux et culturels avec l'Occident. A compter du XVIe siècle, elle bénéficie du soutien de missionnaires catholiques pour construire des écoles et accroître ses privilèges. Son influence grandit encore grâce à la protection de la France, cristallisée en 1864 par la création d'un gouvernorat autonome maronite. Avec l'afflux de capitaux étrangers et la culture de la soie, les paysans maronites s'embourgeoisent et deviennent la colonne vertébrale du pays, à la fin du XIXe siècle, lorsque le Liban connaît un essor économique fulgurant. Ébranlée par la guerre civile et par l'exil des siens, la communauté a perdu de son lustre. Ses membres, estimés à un million, se paupérisent, mais gardent un rôle, notamment dans le domaine bancaire. Le patriarche, le cardinal Sfeir, dispose d'une grande aura sur la scène politique, y compris aux yeux des non-chrétiens.

    Au début du XXe siècle, quatre communautés chrétiennes de langue syriaque, indésirables dans la Turquie, le nord de l'Irak et la vallée de l'Euphrate, en Syrie, se réfugient au Mont-Liban : les jacobites, les syriaques catholiques, les nestoriens et les chaldéens. Elles ont gardé leur rite et leur liturgie. Les jacobites, du nom de leur fondateur Jacob Baradée, un moine syrien du VIe siècle, estiment que le Christ n'avait qu'une seule nature, divine. Certains fidèles se sont unis à Rome pour former le groupe des syriaques catholiques. En revanche, selon les nestoriens, déclarés hérétiques en 431, le Christ possède deux natures distinctes, humaine et divine.

    Enfin, les chaldéens se composent de nestoriens ralliés à Rome en 1551. Ces groupes ne possèdent toutefois qu'une faible marge de manœuvre politique. Leurs adeptes ne sont que quelques milliers, à Beyrouth et à Zahlé. Et seule la moitié aurait acquis la nationalité libanaise.


    Coptes
    Seule une poignée de coptes, venus d'Égypte par vagues successives de 1960 à 1990, a émigré au Liban. L'Église copte ou Église des martyrs est née à l'aube de notre ère, dans la vallée du Nil. Son noyau : des juifs égyptiens rassemblés autour d'Alexandrie et convertis au christianisme. A leur tête, figure un pape, assisté d'un saint-synode. Employée dans la liturgie, la langue copte utilise le dernier stade de l'égyptien pharaonique, avec de nombreux apports grecs. Son calendrier débute en 284 et s'ouvre sur ce que ses fidèles appellent «l'ère des martyrs».


    Grecs
    Tantôt orthodoxes, tantôt catholiques, mais toujours de langue arabe, les grecs constituent le deuxième groupe de confession chrétienne du pays, à hauteur de 10 % de la population environ. Le Liban les a recueillis dans la période ottomane, et notamment au XVIIIe siècle, alors qu'ils fuyaient les persécutions. Ils étaient très dispersés géographiquement, regroupés à Zahlé, en bordure de la plaine de la Beqaa, ou mélangés avec les maronites vers Djezzin, avec les druzes dans le Chouf, avec les chiites au sud de Sayda. Puis, ils se sont urbanisés et implantés dans les grandes villes côtières. Déjà, au XIXe siècle, les grecs, orthodoxes surtout, héritiers de la tradition byzantine, se taillent la part du lion dans les élites du pays. Ils se partagent les négoces et les grandes propriétés terriennes, accèdent aux administrations et aux banques, participent aux mouvements intellectuels. Aujourd'hui, cette communauté, en recul sur le plan politique, reste parmi les plus fortunées du pays.


    Arméniens
    Pour fuir les massacres de 1915 en Turquie, de nombreux Arméniens se sont réfugiés au Liban. D'autres expatriés, venus de Cilicie et du Sandjak d'Alexandrette, les ont rejoint entre 1920 et 1939. La plupart, au niveau d'instruction élevé, ont réussi leur intégration économique, comme artisan, commerçant, ou entrepreneur. Mais pour préserver sa culture, ce groupe, fort de plus d'une centaine de milliers de personnes, se maintient quelque peu à l'écart. Ainsi, l'arménien, rameau isolé dans les langues indo-européennes et dont l'alphabet a été inventé au Ve siècle, est parlé par 6 % des Libanais, qui conversent plutôt en langue arabe syro-libanaise (à 96 %). L'un des quatre patriarcats de l'Église arménienne dans le monde siège à Antélias, dans la banlieue de Beyrouth. La capitale a même son quartier arménien, à Bourj Hammoud. Parmi cette communauté, une infime minorité catholique, ralliée à Rome en 1742, a élu son propre patriarche, également réfugié à Beyrouth.


    Catholiques latins et protestants
    La tradition occidentale est représentée au Liban par un petit essaim de protestants et par une grappe de catholiques latins, chrétiens restés fidèles à Rome après le grand schisme du XIe siècle. Occidentaux ou Palestiniens en exil, les catholiques latins, pourtant très minoritaires, contrôlent des écoles fréquentées par un dixième des élèves du pays, et surtout la prestigieuse université jésuite Saint-Joseph de Beyrouth. De même, les protestants, reconnus depuis 1847 par le pouvoir ottoman, jouent, en dépit de leur faible poids démographique, un rôle prépondérant en matière d'éducation. En témoigne l'American University of Beirut, fondée en 1866 sous le nom de Syrian protestant Collège, et, aujourd'hui encore, centre phare de l'enseignement supérieur au Proche-Orient.


    Chiites
    A partir du IXe siècle, le Liban offre asile aux chiites, l'un des grands courants de l'islam. Ils croient que les califes doivent être choisis parmi les descendants du Prophète. Depuis la mort de Mahomet, en 632, douze imams se sont succédé à la tête de leur communauté. Grâce à une forte natalité et à l'exil de nombreux chrétiens, les chiites ont acquis, au XXe siècle, une forte emprise démographique. Ils forment la communauté la plus importante du pays (30 %}, mais aussi la plus pauvre. Pendant la guerre civile, des mouvements ont vu le jour. Les chiites se sont même affrontés entre eux. En 1987, des combats ont opposé les pro-Syriens de la milice chiite Amal aux pro-lraniens du Hezbollah.


    Sunnites
    Les sunnites constituent l'un des piliers de la nation libanaise : plus d'un habitant sur cinq se réclame de cette confession. Ces musulmans, représentants du premier courant de l'islam dans le monde, considèrent que les califes successeurs de Mahomet doivent être choisis par la communauté. Les imams, dignitaires religieux qui conduisent la prière, et surtout les oulémas, docteurs de la loi, jouissent d'un grand prestige, sans toutefois constituer un clergé. Les sunnites sont omniprésents dans les villes littorales, Tripoli, Beyrouth, Sayda, et dans le nord du Liban. Sortis fortifiés de la guerre civile, ils ont gagné en poids politique face aux autres communautés.


    Druzes
    La doctrine druze, dissidente de l'islam, naît au Caire sous la houlette du calife al-Hakim (996-1021), vénéré comme une incarnation divine. Cette secte ésotérique rejette tous les piliers et interdits traditionnels de l'islam. Elle admet le principe de la métempsycose et respecte les «uqqal», les initiés, reconnaissables à leur toque blanche. Chassés d'Égypte au XIe siècle, les druzes prennent possession du Chouf libanais. Seuls le chef spirituel de la communauté, le cheikh Aql, et ses douze ministres maîtrisent l'ensemble des enseignements délivrés par «Les Lettres de la Sagesse», syncrétisme de philosophies grecque, égyptienne ou bouddhiste. .. Les druzes se marient entre eux et forment un clan très fermé. A partir du XVIe siècle, ils deviennent le peuple phare du Mont-Liban. Mais beaucoup, après 1860, ont émigré en Syrie. Ils ne sont plus que 200 000 au Liban, mais restent très influents. Leur leader charismatique, Kamal Joumblatt, sera assassiné en 1977. Son fils Walid Joumblatt a repris le flambeau.


    Alaouites
    Au XIIe siècle, des alaouites se sont implantés dans les régions du Akkar, mitoyennes de la Syrie. Cette secte ésotérique, issue de la branche chiite de l'islam, considérée comme hérétique par les autres musulmans, naît dans l'Irak du IXe siècle. Les alaouites croient en Ali comme en un véritable Dieu. Les membres de cette communauté ne représentent aujourd'hui que 1 % de la population libanaise. Dans la Syrie voisine, ils constituent 12 % de la population et occupent le devant de la scène politique (le président Bachar al-Asad, comme son père Hafez, est un alaouite).


    Ismaéliens
    Avec les ismaéliens, une autre branche de l'islam tisse sa toile dans le patchwork libanais. Ses quelques milliers de fidèles reconnaissent comme septième imam Ismaël, auquel son père Jaafar avait préféré un cadet. Leur chef actuel est l'Aga Khan, reconnu quarante-neuvième imam.


    Juifs
    La communauté juive, constituée en partie d'autochtones, en partie de réfugiés d'Andalousie, se voit officiellement reconnue par le pouvoir ottoman en 1911. Implantée surtout à Beyrouth et à Sayda, elle prospère jusqu'au milieu du siècle dernier, tandis que ses rangs grossissent d'un flux d'émigrés venus d'Irak et de Syrie. Mais les guerres successives, en 1948,1956 et 1967, sonnent le glas de son essor et entraînent la restriction de ses droits et l'exode de ses forces vives. Aujourd'hui, elle est réduite à une peau de chagrin : seuls quelques centaines de juifs subsistent dans la capitale.


    les listes électorales en 2000
    - Alaouites : 18 491 (0,7%)
    - Arméniens-catholiques : 19 392 (0,7%)
    - Arméniens-orthodoxes : 89 649 (3,4%)
    - Assyriens : 2120 (0,1%)
    - Chaldéens : 2893 (0,1%)
    - Chiites : 638 313 (24,1%)
    - Coptes : 83 (0%)
    - Druzes : 151 971 (5,7%)
    - Grecs-catholiques : 146 644 (5,5%)
    - Grecs-orthodoxes : 226 488 (8,5%)
    - Juifs : 5956 (0,2%)
    - Latins : 11 333 (0,4%)
    - Maronites : 606 553 (22,9%)
    - Protestants : 18 230 (0,7%)
    - Sans confessions : 11 762 (0,4%)
    - Sunnites : 674 571 (25,4%)
    - Syriaques catholiques : 10 076 (0,4%)
    - Syriaques orthodoxes : 14 596 (0,6%)
    - Total : 2 649 121 (100%)
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